À l’instar de la communauté internationale, le Niger a célébré, ce dimanche 8 mars 2026, la 35ᵉ édition de la Journée Internationale de la Femme. Placée sous le thème « Protection des droits des femmes et des filles dans un contexte de refondation, gage d’une paix durable », cette commémoration constitue un moment de réflexion, d’évaluation des actions menées et de renouvellement des engagements en faveur de l’égalité de genre, de la justice sociale et de la consolidation de la paix.
À cette occasion, la Ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale, Professeure Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a livré un message dans lequel elle a rappelé que cette journée tire son origine des marches historiques de 1907 et 1908 pour l’égalité des droits des femmes.
Selon la Ministre, la célébration de cette journée représente chaque année une opportunité précieuse pour faire le bilan des actions entreprises en faveur de la promotion et de la protection des droits des femmes et des filles. Pour l’année écoulée, a-t-elle souligné, les résultats obtenus sont à la fois concrets et significatifs, traduisant l’engagement constant du Gouvernement sur le terrain.
Sur le plan de l’autonomisation économique, le Gouvernement a facilité l’accès au crédit et aux intrants pour plus de 5 000 femmes entrepreneures rurales, favorisant ainsi leur insertion dans les chaînes de valeur locales. Dans la même dynamique, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre, notamment la mise à disposition d’une dizaine de plateformes multifonctionnelles, la distribution de 450 machines à coudre et de centaines de kits de cuisson, avec l’appui du Ministère de l’Énergie. Par ailleurs, 195 000 adolescentes ont bénéficié de programmes de formation et de réinsertion socio-économique.
Sur le plan des infrastructures, la Ministre a également souligné la réhabilitation et l’équipement de douze Centres de Promotion de la Femme (CPF) à travers le territoire national. Ces centres offrent désormais des cadres modernes de formation aux métiers porteurs, contribuant ainsi à renforcer l’autonomie économique des femmes.
En matière de justice et de promotion des droits, la Professeure Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni a indiqué que les campagnes de vulgarisation des textes juridiques ont permis de sensibiliser plus de 150 000 personnes, à travers des actions de proximité visant à renforcer la connaissance des droits au sein des communautés.
Évoquant le thème international de cette année : « Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles », la Ministre a souligné qu’il traduit la volonté de passer des engagements aux résultats concrets, afin d’améliorer durablement la condition des femmes et des filles.
S’agissant du thème national, elle a précisé qu’il s’inscrit pleinement dans les priorités des autorités du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), qui placent la justice et l’équité au cœur de l’action publique. Elle a rappelé qu’au Niger, les femmes représentent plus de 50 % de la population, et que malgré la ratification de plusieurs instruments juridiques internationaux, des efforts supplémentaires restent nécessaires pour accélérer les progrès en matière d’égalité de genre.
Pour la Ministre, l’égalité entre les femmes et les hommes ne doit pas être perçue comme un simple objectif social, mais plutôt comme un levier stratégique pour la consolidation de la paix, le renforcement de la résilience nationale et le développement durable.
Elle a enfin lancé un appel à l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux à conjuguer leurs efforts et traduire leurs engagements en actions concrètes et mesurables. La Ministre a également invité les partenaires techniques et financiers à poursuivre et renforcer leur soutien aux initiatives du Gouvernement en faveur de la promotion des droits des femmes et des filles.
Il convient de rappeler que la Journée Internationale de la Femme a été proclamée par l’Organisation des Nations Unies en 1975, et constitue aujourd’hui un moment majeur de mobilisation mondiale pour l’égalité, les droits et l’autonomisation des femmes.